PALAIS DE JUSTICE – Paris (75)

Année : 2018
Maîtrise d’Ouvrage : Arelia et Bouygues Bâtiment PPP
Architecte mandataire : Renzo Piano Building Workshop

Signalétique : Atelier Martine Harlé / Atelier Jocelyn Cottencin
Missions : conception signalétique intérieure et extérieure
Surface : 98 000 m²
Coût bâtiment : 450 000 000 €
Coût signalétique :  +/- 2 600 000 €
Récompense : Équerre d’argent 2017
Démarche environnementale : label BBC et certification HQE
Photos : Michel Denancé + AMH + JOC

Principes généraux signalétiques – Variabilité et production

Après une phase d’analyse de situations existantes, nous avons redéfini la limite entre informations statiques et dynamiques en requestionnant la limite entre informations dynamiques et statiques. La nécessité d’une exemplarité environnementale et humaine, d’une cohérence avec l’exigence architecturale ont induit 5 points fondateurs.

1- Le besoin d’interchangeabilité, qui induit consommation de matière première et contraintes de maintenance nous fait proposer l’utilisation de supports imprimés légers permettant la variabilité des contenus avec un bilan énergie grise d’utilisation faible. Nous effectuons par ailleurs une veille afin de suivre les dernières technologies développées pour répondre aux exigences de moindre impact environnemental.

2- En terme d’accessibilité, nous proposons une signalétique pensée comme un « fil d’Ariane » sur lequel sont positionnés, à une hauteur constante, d’1m40 (norme accessibilité), l’ensemble des signes, formant une ligne qui guide et accompagne le visiteur le long de son parcours.

3- Le A4 représente le premier élément de lien entre la justice et le citoyen. La lettre, la convocation, le papier collé au mur sont le vocabulaire de base. Il est facilement appropriable. Nous avons développé l’ensemble du projet sur ce module constructif.

4- La symbolique de lieu induit la mise en œuvre d’un vocabulaire typographique et graphique spécifique et singulier, notamment une famille de caractères qui renvoient aux caractères humanistes (Didot).

5- Le projet minimise la matérialité des objets signalétiques pour privilégier l’écrit, le signe. Les supports sont pensés dans une approche «Low tech», «cradle to cradle» (du berceau au berceau).